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Depuis un mois, nous effectuons une nouvelle opération d’aide alimentaire d’urgence: des repas chauds, servis à table, dans une salle. Cette salle se trouve dans une ancienne boulangerie militaire (entrepôts de farine), situé boulevard Ney, à Paris (18ième). Dans ce même lieu, se trouve un centre d’hébergement d’urgence, où dorment les personnes à qui nous servons les repas.
Pour cette action, l’Armée du Salut travaille en partenariat avec l’association ADOMA qui elle, s’occupe du centre d’hébergement.
Tous les soirs, un bus, mis à disposition par la RATP, achemine environ 180 personnes, en trois voyages, de la Place du Colonel Fabien, vers ce centre d’hébergement. C’est le dispositif “ATLAS”, piloté par la DDASS de Paris, en lien avec le Samu-Social, le 115, pour ce qui concerne l’hébergement: tous les jours, ces personnes appellent le 115 et s’inscrivent pour avoir une place dans le centre d’hébergement.
Ce dispositif ATLAS est en vigueur toute l’année, même l’été.
Tous les soirs donc, une équipe de bénévoles de l’Armée du Salut, coordonnée par un salarié, s’active pour effectuer trois services de repas, rythmés par les arrivées du bus.
Il y a d’abord la préparation, mettre à chauffer le plat principal, préparer du thé et du café en grande quantité, dresser les tables (eau, pain sel et poivre), rouler les couverts en plastique dans une serviette pour faciliter la distribution, …
Puis nous attendons l’arrivée du premier bus, vers 20h15, qui amène les 60 premières personnes. Chacune à leur tour, elles viennent prendre un plateau où nous déposons une entrée, une assiette servie en plat chaud (viande ou poisson et légumes), un laitage (fromage ou yaourt) et un dessert. Une fois tout le monde servi, nous nous éparpillons entre les tables pour proposer du thé et du café, avant de leur demander de libérer la salle pour préparer les tables pour l’arrivée du bus suivant.
Un mois, c’est peu pour nouer des liens, d’autant plus que les trois services s’enchaînent assez rapidement, mais ça commence … et les bénévoles qui avaient participé aux soupes de nuit dans la rue, avec le camion, ont retrouvé beaucoup de visages connus; ces personnes, à qui on distribuait un repas froid et une soupe dans la rue avant que les bus ne les amènent au centre d’hébergement, viennent maintenant directement pour prendre un repas chaud, assis à table.
Ils apprécient clairement la différence!